Pour sa collection Homme et pré-collection Femme FW25, le directeur artistique de Courrèges Nicolas di Felice a choisi de s’inspirer de l’oeuvre de l’artiste italien Gianni Piacentino et de la culture motorbike, le tout entre géométrie, fluidité et minimalisme. 

Maintenant que vous commencez à connaître Nicolas di Felice, vous savez que ce dernier met toujours un point d’honneur à trouver des références dans l’art contemporain pour concevoir ses collections. Et c’est encore le cas cette saison, puisque le designer belge à la tête de Courrèges s’est inspiré pour sa collection Homme et sa pré-collection Femme FW25 de l’univers de l’artiste italien Gianni Piacentino. Cet artiste conceptuel du milieu des années 1970 est connu entre autres pour combiner des approches minimalistes avec un amour certain pour les (moto)cycles.

Ici, l’influence de Piacentino est évidente dans la construction et les détails de la collection qui s’inspire tout autant de l’esthétique vestimentaire et de la contre-culture des motards. Les jupes, accessoires et vêtements d’extérieur en patchwork de vinyle noir évoquent chez la femme la culture automobile, tout comme la veste de camionneur, le bomber, le survêtement ou la casquette de baseball chez l’homme.

Si toutes ces pièces, qui allient texture et sensualité, sont pensées pour agrémenter des silhouettes de jour, elles le sont tout autant pour celles de la nuit. La preuve avec les détails de micro-clous, la maille de tatouage illusion nue et la dentelle écru contrecollée, ou encore l’une des pièces phares de la collection : le sac Holy Eclipse, nouvelle version du sac Holy classique qui, avec sa forme de baguette, est directement conçu pour la nuit avec une sangle de harnais amovible, idéal pour garder ses affaires en toute sécurité quand on est en train de tout donner sur des beats techno (poke Nicolas). Résultat, ce mélange subtil et edgy continue d’imposer Courrèges comme l’une des marques alliant à la perfection le sens de l’élégance avec l’esprit de rébellion.